L’humidité dans une maison a trois origines possibles, qui se soignent de trois façons différentes. Le traitement commence donc par un diagnostic, jamais par un produit.
- Un climat océanique, des maisons qui respirent mal
- Les trois origines de l’humidité
- Sous-sols et murs enterrés
- Le diagnostic, étape par étape
- Les erreurs qui aggravent le problème
- Après le traitement
- Questions fréquentes
Un climat océanique, des maisons qui respirent mal
La Vendée a un climat doux et humide, aux hivers plus pluvieux que froids. Dans ce climat, deux types de maisons souffrent particulièrement : les maisons anciennes en moellons, souvent construites directement sur le sol sans vide sanitaire ni barrière contre les remontées d’eau, et les maisons plus récentes rendues très étanches par le changement des fenêtres sans que la ventilation ait suivi. Les symptômes se ressemblent ; les causes n’ont rien à voir.

Les trois origines de l’humidité
La condensation
La vapeur d’eau produite par la cuisine, les douches, le séchage du linge et la respiration se dépose sur les surfaces froides : vitres, angles de murs, derrière les meubles plaqués contre une paroi extérieure. Les taches noires de moisissure en haut des murs ou dans les angles du plafond en sont le signe typique. Le remède relève de la ventilation (entrées d’air, extraction dans les pièces humides, ventilation mécanique contrôlée) et parfois de la correction d’un pont thermique.
Les remontées capillaires
L’eau du sol monte dans le mur par capillarité, comme dans une mèche. Elle laisse une bande humide en bas des murs, avec des auréoles et des efflorescences blanches de sels. C’est le cas typique des maisons de bourg anciennes du bocage. Le traitement consiste à couper la remontée, par exemple en injectant dans la base du mur un produit qui forme une barrière hydrofuge, puis à laisser le mur sécher, ce qui prend des mois.
Les infiltrations
L’eau entre par une fissure, une gouttière qui déborde, un appui de fenêtre mal profilé, un terrain qui ruisselle vers la maison ou un mur enterré sans protection. Les taches apparaissent après la pluie et suivent l’exposition aux vents dominants. Le traitement est d’abord extérieur : réparer, éloigner l’eau, drainer.
Sous-sols et murs enterrés
Un sous-sol ou un mur adossé à un talus reçoit l’eau du terrain sur toute sa hauteur. Le traitement passe alors par l’extérieur quand c’est possible (drain en pied de fondation, protection du mur enterré, remblai drainant) ou, à défaut, par un cuvelage intérieur conçu pour résister à la pression de l’eau. Ces travaux supposent de creuser le long de la maison : voir la page terrassement La Roche-sur-Yon.
Le diagnostic, étape par étape
- Observer la forme, la hauteur et l’emplacement des taches, et leur évolution selon la météo et les saisons.
- Mesurer l’humidité dans les matériaux à plusieurs hauteurs, et l’humidité de l’air intérieur.
- Examiner l’extérieur : gouttières, pente du terrain, niveau du sol contre les murs, état des enduits.
- Vérifier la ventilation : entrées d’air, bouches d’extraction, fonctionnement de la VMC.
- Conclure sur une cause principale, parfois deux, et proposer le traitement correspondant.

Les erreurs qui aggravent le problème
- Peindre ou enduire avec un produit étanche un mur humide : l’eau, bloquée, monte plus haut ou ressort ailleurs.
- Doubler un mur humide avec une plaque de plâtre sans traiter la cause : le problème disparaît de la vue, pas du mur.
- Enduire au ciment un mur ancien en pierre : le ciment empêche le mur de sécher, alors que la chaux, plus perméable, le laisse respirer.
- Boucher les entrées d’air des fenêtres pour avoir moins froid : la condensation s’installe.
Après le traitement
Un mur traité contre les remontées capillaires reste humide un certain temps : l’assèchement du mur se fait lentement, et il faut le laisser sécher avant de refaire les finitions intérieures, puis choisir des enduits et des peintures perméables à la vapeur. Une fois le mur sain, les travaux d’aménagement peuvent reprendre : doublage par le plaquiste, revêtements, décoration.
Questions fréquentes
Un déshumidificateur suffit-il ?
Il soulage une condensation passagère, mais ne traite ni une remontée capillaire ni une infiltration. Il peut même masquer la cause pendant un temps.
Le salpêtre est-il dangereux ?
Les sels eux-mêmes ne sont pas dangereux, mais ils signalent un mur humide et dégradent les enduits. Les moisissures qui accompagnent souvent l’humidité peuvent, elles, gêner les personnes sensibles.
Qui contacter en cas de problème d’humidité ?
Une entreprise capable de poser un diagnostic avant de proposer un traitement : elle observe, mesure et cherche la cause. Méfiez-vous des solutions vendues sans visite. En location, le propriétaire est concerné dès que l’humidité vient du bâti ; en copropriété, le syndic l’est si la cause touche une partie commune.
Est-ce que l’assurance habitation prend en charge l’humidité ?
Elle couvre en général un dégât des eaux soudain et accidentel, comme une fuite de canalisation, selon les termes du contrat. L’humidité qui s’installe progressivement, par condensation ou par remontées capillaires, relève le plus souvent de l’entretien et n’est pas couverte. Le contrat et l’assureur font foi.
Quel est le prix d’un traitement pour l’humidité dans une maison ?
Il dépend entièrement de la cause : améliorer une ventilation, réparer une gouttière, injecter une barrière contre les remontées capillaires ou drainer un mur enterré sont des travaux sans commune mesure. C’est pourquoi le diagnostic vient avant le devis.
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